Le mardi 2 décembre, à l’appel de la CGT, FSU et Solidaires, les salarié·es du public et du privé sont appelé·es à être en grève et dans la rue pour exiger une revalorisation immédiate du Smic et de l’ensemble des salaires. Parce que des millions de travailleur·ses n’arrivent plus à vivre de leur travail, et parce que la question du niveau de vie est au cœur de la crise sociale et démocratique, il est urgent d’agir.
En Vendée, on s’organise :
- Aux Sables d’Olonne l’Union Locale Syndicale des Retraités appelle au rassemblement à 11h place de la Liberté
- A Fontenay le Comte la tenue d’un barnum devant la Poste de Fontenay de 11h00 à 14h00 avec distribution du tract Confédéral et celui sur la Santé.
- A la Roche sur Yon, rassemblement 18h Place Napoléon.
Ces actions s’inscrivent dans un processus de luttes qui s’étale dans le temps.
Les camarades de l’USR, lors de l’AG du 13/11 ont prévu d’organiser des rassemblements devant les permanences de nos parlementaires (députés et sénateurs) concernant leur vote sur le Projet de Loi de Finance (PLF) et le Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale (PLFSS), nous aurons besoin de vous pour faire entendre la voix des retraité.es
Un Smic trop bas dans l’une des premières économies européennes
Ce dernier est aujourd’hui fixé à 1 426 euros net, tandis que le salaire médian se situe sous les 2 200 euros net. Non, ce n’est pas le Smic qui augmente trop vite : ce sont tous les autres salaires qui stagnent.
Ce niveau trop bas précarise particulièrement les femmes (22,2 % d’écart de salaire entre les femmes et les hommes, 40,9 % pour les mères de trois enfants ou plus), surreprésentées dans les métiers les plus faiblement rémunérés.
La revendication CGT : Smic à 2 000 euros brut, minimum
Niveau qui correspond aux estimations de différents organismes évaluant qu’en dessous de ce seuil, il est impossible de vivre dignement de son travail.
Le Smic doit remplir sa fonction légale :
- garantir le maintien du niveau de vie ;
- participer au développement économique de la nation.
Pourtant, aucun coup de pouce n’a été accordé depuis 2012, et le groupe d’expert·es « de la non-augmentation » du Smic n’a proposé aucune revalorisation depuis dix-sept ans.
Indexation sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH)
La loi prévoit une indexation automatique du Smic sur les prix, cela permet simplement de maintenir le niveau de vie. Actuellement, cette « revalorisation » est calculée sur l’indice des prix à la consommation (IPC). La CGT propose de réformer le mécanisme d’indexation du Smic, en utilisant l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), plus représentatif des dépenses réelles.
Si le SMIC avait été indexé sur l’IPCH au lieu de l’IPC, il aurait atteint 1 900 euros brut en septembre 2024, contre 1 766 euros réellement perçus — soit près de 200 euros de perte par mois pour les personnes au Smic.
Tassement des salaires : une impasse sociale généralisée
Aujourd’hui, fin novembre 2025, 19 branches professionnelles représentant plus d’un million de salarié·es ont au moins un minimum salarial en dessous du Smic.
Cela oblige les syndicats à passer un temps considérable à négocier des mises en conformité… qui arrivent souvent trop tard.
Pour la CGT, il faut :
- indexer tous les salaires sur les prix, pour ne pas perdre en niveau de vie, comme c’était le cas jusqu’en 1983, et encore aujourd’hui en Belgique par exemple ;
- et, a minima, lever l’interdiction d’indexer les salaires sur le Smic par accord de branche ou d’entreprise.
Comment expliquer que les exonérations de cotisations soient indexées sur le Smic… mais que les salaires ne le soient pas ?
Exonérations et trappes à bas salaires : un modèle à bout de souffle
Chaque année :
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- 80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales sont accordés aux entreprises,
- ces exonérations s’inscrivent dans les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises recensées par le Sénat.
Même des économistes favorables aux directions d’entreprise, Antoine Bozio et Étienne Wasmer, reconnaissent l’existence de trappes à bas salaires et l’impact négatif de ces politiques sur les finances publiques.
Contrairement à ce qui est souvent répété, ce ne sont pas les exonérations qui créent l’emploi, mais le niveau d’activité. Alors qu’en France, 50 % du PIB provient de la consommation, augmenter les salaires c’est relancer l’économie.
Et dans la fonction publique ?
Le gel du point d’indice depuis près de vingt-cinq ans a entraîné 30 % de perte réelle sur le niveau de vie des agent·es public·ques.
Le budget Lecornu vient encore accentuer ce décrochage.
