L’USR CGT Vendée appelle les retraité·es à participer à la manifestation départementale
organisée à La Roche sur Yon dans une démarche unitaire avec la FSU, Solidaires et les associations FGR/FP et LSR.
Rassemblement à 10h30 place de la Vendée à La Roche-sur-Yon puis manifestation en direction de la préfecture
Depuis des mois, nous nous confrontons à un discours récurrent visant à faire des retraité·es des boucs émissaires. Après une vie professionnelle de plus de 42 ans, les retraité∙es se retrouvent aujourd’hui jeté·es dans le chaudron des soi-disant » privilégié·es « , accusé·es de coûter trop cher à la société et d’être responsables en grande partie du déficit de la Nation.
Pour certain·es » bien-pensant∙es « , les retraité∙es sont des assisté·es, ne contribuent plus à l’économie du pays et pesent sur la Sécurité Sociale qui n’aurait plus de moyens au regard du vieillissement de la population.
Les politiques menées par l’extrême droite fragilisent la solidarité, attaquent les associations, réduisent les moyens des Services Publics et opposent les habitant·es entre elles et eux.
L’adoption par 49-3 en début d’année de la loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) et du budget de l’État entérine de nouveaux reculs sociaux pour les malades et les retraité·es en particulier. Alors que le Premier Ministre S. Lecornu s’était engagé, devant l’Assemblée Nationale, à ne pas augmenter les franchises médicales, celui-ci vient de décider, par décret, d’augmenter au 1er mars 2026, le forfait hospitalier de 15 % et de le forfait patient urgence de 33 %.
Pensions-retraites : ça ne va pas !

Avec une augmentation des retraites de base de 0,9 % au 1er janvier 2026 (au titre de l’in- flation de l’année 2025) et de 0 % de la com- plémentaire retraite AGIRC-ARRCO, patronat et politiciens voudraient nous faire croire que les retraité·es sont non seulement privilégié·es, mais aussi responsables du déficit de la France.
La réalité est que 60 % des 17 millions de re- traité·es touchent moins que le Smic (1 812 €), que 30 % d’entre eux/elles sont en dessous de 1 000 € dont 74 % sont des femmes.
Le Medef se dit disponible pour discuter d’une éventuelle augmentation de l’Agirc-Arrco, mais pour 2027, en échange d’une réduction de 1 milliard pour les indemnités chômeurs.
Ce chantage est inacceptable et pas question d’avoir encore une » année blanche » en 2026 pour les retraité·es. D’autant que le gouverne- ment n’a pas abandonné sa volonté d’économiser 5 milliards € sur le dos des retraité·es.
Gel des pensions de base d’ici 2030, suppression de l’abattement fiscal de 10 % pour 11 millions de retraité·es, augmentation de la CSG.
L’USR-CGT-85 s’oppose à toute diminution du pouvoir d’achat des retraité·es et revendique une revalorisation immédiate de toutes les pensions de 10 %, comprenant les pertes cumulées depuis 2020 et augmentation des minimas de pensions (Mico) de 300 €.
Sécurité Sociale et système de santé : ça ne va pas !
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a entériné un budget ne répondant pas aux besoins d’accès à la santé. Avec une augmentation de 3 % alors que les besoins né- cessitent plus de 5 % pour maintenir le système de santé et hôpitaux publics. Cela risque de se traduire par des suppressions de lits, de postes de soignants, de médecins généralistes.
L’USR-CGT-85 revendique l’urgence de maintenir une Sécurité sociale disposant d’un budget à la hauteur des besoins pour permettre l’accès aux soins pour toutes et tous et répondre au défi du vieillissement de la population avec 30 % de retraité·es d’ici 2050.
La question de l’urgence du droit à l’au- tonomie des personnes âgées nécessite 200 000 embauches dans les Ehpad et 100 000 dans le secteur de l’aide à domicile pour garantir des soins de qualité.
Les Services Publics : ça ne va pas !
Nombreux et nombreuses sont les usager·es et retraité·es qui se mobilisent pour défendre et porter les besoins, notamment dans le domaine de la santé, l’action sociale, le secteur de la petite enfance, les transports collectifs, l’accès aux administrations publics. Cela nécessite un accès pour toutes et tous avec le maintien des guichets ou accueil physique.
Ce sont bien des services publics de proximité, avec du personnel en nombre et formé, dont nous avons tous besoin.
Face à la paupérisation de la population, et des retraité·es en particulier, aux nombreuses revendications restées sans réponse de la part des pouvoir publics, du patronat avide des exonérations sociales et aides publiques, la mobilisation est et sera toujours nécessaire.
Tracts à votre disposition
2026_03_EDAV_Complet_V2
2 avril 2026_2
2026_04_02_Tract_USR_85
