GRANDE MARCHE CITOYENNE CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES
Samedi 4 juillet – 10 h 00 – Rendez-vous au jardin de la Préfecture – La Roche-sur-Yon
À l’appel de la Coalition féministes et enfantistes – loi intégrale, retrouvons-nous nombreuses et nombreux pour dire stop aux violences sexuelles.
Face à l’ampleur des violences faites aux femmes et aux enfants, nous refusons le silence et l’impunité. Nous exigeons une véritable loi intégrale, des moyens pour la prévention, la protection des victimes, l’accompagnement et une justice à la hauteur des enjeux.
La CGT appelle l’ensemble des agent·es, des salarié·es, des retraité·es, des jeunes et des citoyennes et citoyens à participer massivement à cette marche.
Parce que chaque victime compte.
Parce que les violences sexuelles concernent toute la société.
Mobilisons-nous !Samedi 4 juillet à 10 h
Jardin de la Préfecture – La Roche-sur-Yon
La CGT aux côtés des organisations de la Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles ont tenu une conférence de presse vendredi 12 juin.
Partout, la colère, l’indignation, mais aussi la détermination à faire changer les choses se sont exprimées vivement suite à l’onde de choc et de tristesse provoquée par la mort tragique de Lyhanna.
La lutte contre les violences sexuelles doit être enfin une priorité à la hauteur de l’ampleur du phénomène et de la gravité des conséquences sur les victimes et sur la société entière.
La CGT est investie dans la coalition pour la loi cadre intégrale depuis sa création
Depuis 2 ans, la CGT travaille avec plus de 150 associations et organisations féministes et enfantistes pour élaborer une loi cadre intégrale de lutter contre les violences sexistes et sexuelles.
À la CGT, nous organisons les professionnel.les qui sont empêché.es de travailler aujourd’hui et qui, dans leur quotidien, sont les témoins impuissants de ces enfants en danger, ces femmes en danger, qu’ils et surtout elles, puisque les professionnels sont aussi majoritairement des femmes, ne peuvent pas aider parce qu’elles n’en ont pas les moyens.
« Je pense évidemment à tou·tes les professionnelles de la protection de l’enfance, aux professionne·lels dans le secteur de la justice, de la police, de l’éducation, du soin et du lien aux assistantes sociales, aux éducateurs et éducatrices, aux infirmières, aux CPE, aux greffières et greffiers, aux juges, etc., qui, au quotidien, n’ont pas les moyens de protéger les enfants et les femmes en danger qu’ils et elles accueillent, qui, au quotidien, manquent aussi trop souvent de formations pour pouvoir travailler, et qui n’en peuvent plus d’être spectateurs, spectatrices, impuissants et impuissantes de ces violences. » déclare Sophie Binet.
Les violences sexistes et sexuelles, ça suffit ; on s’organise pour y mettre fin
Oui avec des moyens supplémentaires et grâce à plusieurs des mesures contenues dans la loi intégrale on aurait pu permettre un meilleur traitement des nombreuses alertes et plaintes effectuées au sujet de l’accusé, en particulier :
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- des mesures de lutte contre la pédocriminalité en ligne et le renforcement des moyens de détection et de mesures prises en réponse aux signalements. (Art. 31 à 38) Jérôme Barella a en effet été signalé pour son comportement en ligne en lien avec des contenus pédopornographiques par un organisme américain, sans que ce dernier ne soit suivi d’effet.
- des mesures de protection des victimes, en particulier des enfants : avec la création de l’ordonnance provisoire de protection immédiate de l’enfant (OPPI), le repérage systématique par les professionnels de santé (article 50), etc.
- des mesures pour un traitement judiciaires effectif des violences sexuelles :
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- la création d’unités de police judiciaire dédiées (article 1er) et la création d’une justice spécialisée dotée de moyens, permettant une réelle priorisation des violences sexistes et sexuelles et une réactivité plus forte ;
- l’instauration d’un socle minimal d’actes d’enquête obligatoires dans un délai limité (article 2), la compétence du tribunal du lieu de résidence de la victime lorsqu’elle est mineure ;
- la prescription glissante en cas de viols en série (article 13)
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La coalition a également tenu à revenir sur la dimension globale de la loi intégrale demandée, avec :
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- un volet prévention conséquent à travers l’effectivité des séances d’EVARS ou la séance individuelle de dépistage annuelle dès la maternelle, préconisée par la CIIVISE (articles 4 et 17 de la loi intégrale) ;
- la formation de tou.te.s les professionnel.les concerné.e.s en particulier dans le domaine du sport, de l’éducation, du social et du médicosocial ;
- un investissement important dans les associations pour permettre une prévention effective à tous les âges
- des mesures pour accompagner des victimes et la reconstruction : la création de centres pluridisciplinaires départementaux spécialisés sur le modèle belge accessibles même en l’absence de dépôt de plaintes permettant des prélèvements médicaux et des soins psychologiques (article 54), la prise en charge à 100 % d’un parcours psychotrauma spécialisé pour les victimes de violences sexuelles dans l’enfance, modélisé par la CIVIISE (article 21), le remboursement intégral des soins médicaux et psychologiques liés aux violences (article 53)
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Les membres de la coalition ont également insisté sur les moyens nécessaires aux associations qui accueillent les victimes au quotidien et dénoncé les difficultés persistantes des associations de terrains qui reçoivent des subventions en retard. La loi intégrale prévoit 2,6 milliards d’Euros pour accompagner les victimes de violences.
Depuis quelques mois, une loi intégrale portée par plus de 110 député.es et soutenue par 81% des Français.es, est déposée.
Elle reprend pour partie les mesures que nous proposons avec les associations féministes et enfantistes. Il faut maintenant qu’elle soit mise à l’ordre du jour de l’agenda parlementaire pour pouvoir être adoptée et dotée des moyens nécessaires.







